
Déclaration préliminaire
otre époque n’est pas ordinaire : l’accumulation
des progrès scientifiques et techniques rend nécessaire la
révision d’un modèle social hérité du 19ème
siècle, en particulier le contrat social, les rapports aux autres
peuples et le rapport à notre planète.
- Des populations entières souffrent de malnutrition
quand tous peuvent être nourris.
- Trop vivent dans la rue quand nous pouvons loger tout
le monde.
- Des millions d’être humains meurent de maladies
que nous savons soigner.
- Nous détruisons la planète parce que
c’est plus rentable.
- Robotique et profits aidants l’individu sera bientôt
exclu de la chaîne de production.
Le
19 ème siècle
se croyait, grâce au progrès, en marche vers le paradis et
nous apercevons les portes de l’enfer.
Nous sommes tous, sinon responsables,
du moins complices de la situation.
Ensemble nous inventons le passé, le présent et le futur
Nous inventons notre futur à travers nos rêves et les choix
qui en découlent.
Or, voici que nos rêves tiennent du cauchemar.
La
question économique
Il n’y a pas de fatalité économique,
il n’y a que des choix de société.
En
France, le point de vue des gouvernements qui se sont succédés
depuis bientôt trente ans à été conditionné
par l’économique.
Le pilotage s’est fait à vue, sans autre projet de société
que la mise en place d’une économie de plus en plus libérale,
donnant libre cours à tous les égoïsmes marchands,
et du développement d’un assistanat généralisé
pour tenter d’atténuer les effets collatéraux.
Cette attitude résulte moins de la duplicité
de quelques uns que d’un état d’esprit général.
Nous ne raisonnons pas de la même manière dans le fauteuil
de notre salon et dans une réunion d’entreprise.
Les idées de morale, de justice, les considérations écologiques,...
si naturelles dans un cas paraissent hors de propos, voir saugrenues,
dans l’autre cas.
Face à la crise de notre société,
nos médecins de Molière, n’ont que peu de remèdes à
proposer autres que l’incitation fiscale, l’assistanat, la privatisation
et la création de commissions d’études.
Leurs credos économiques étant : l’impossible plein emploi,
la croissance, la concurrence, la compétitivité, le seul salut
se trouve alors dans la surproduction ou, nouveau point fort de notre politique
de l’emploi, le développement des emplois de services.
Quel avenir exaltant que celui de femmes de ménage !
Nous devons repenser l’organisation économique, notamment le couple
production-travail et leurs répartitions.
Nous devons poser des gardefous sociaux, à savoir des droits fondamentaux.
La
question démocratique
Comme
nous sommes persuadés que nos représentants possèdent
ou devraient posséder des solutions efficaces aux problèmes
auxquels nous sommes confrontés, nous leur déléguons
les décisions au delà de ce qui est raisonnable.
En les élisant sur de vagues programmes bien souvent non tenus,
nous leur donnons carte blanche.
Depuis le quinquennat nous en prenons pour 5 ans fermes.
Or, nos Représentants ayant tendance à se prendre pour nos
Dirigeants, il serait raisonnable de déterminer quelles limites
leurs accorder. Nous avons eu beaucoup de chance d’avoir Chirac comme
Président lors de l’affaire de la Constitution Européenne,
il y a gros risque que son successeur, que ce soit Sarkosy, Royal ou un
autre, ne s’embarrasse pas d’un référendum.
Si nos représentants peuvent être plus ou moins adaptés
à la gestion courante de la société, ils ne sont
ni visionnaires ni sages.
Or, Il ne s’agit pas de gérer une crise, mais d’assurer la transition
vers un nouveau monde.
Cette réflexion doit être menée par l’ensemble du
corps social.
Une
démocratie participative
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Constitution
Française, rappel
Art.
2 ...La devise de la République est Liberté,
Egalité, Fraternité.
Son
principe est : Gouvernement
du peuple, par le peuple et pour le peuple.
Art.
3. La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce
par ses représentants et par la voie du référendum.
Art. 4. Les partis et groupements politiques concourent à
l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité
librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté
nationale et de la démocratie...
Par
exemple en ne donnant pas de consigne pour le parrainage de candidats
à l’élection Présidentielle.
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En démocratie, chacun doit être
capable de participer aux affaires publiques, mais la représentation
nationale, confisquée par les partis enferme le citoyen dans des
choix qui ne sont pas les siens.Les partis servent trop les ambitions
personnelles, d’où le spectacle affligeant de la vie politique.
Les partis sont prêts à tous les reniements, à toutes
les compromissions pour accéder au pouvoir. On en trouve un témoignage
récent dans la trahison du parti socialiste concernant la privatisation
de GDF. Nous ne pouvons plus nous contenter de voter l’alternance à
chaque élection, en espérant que ceux d’hier, feront mieux
demain, que ceux d’aujourd’hui.
Nous ne pouvons plus nous satisfaire de scander des slogans au cours de
manifestations protestataires, car si elles peuvent aboutir à faire
reculer le pouvoir, elles ne résultent jamais en contre propositions.
Un autre monde est en marche
C’est à nous tous, Citoyens, de l’imaginer
et d’en poser les principes,
si nous voulons éviter que les changements se produisent à
travers un effondrement brutal,
éviter qu’ils s’accompagnent de plus de violence et de plus de
misère,
éviter enfin qu’ils nous conduisent dans les filets des extrêmes.
Pour cela, il nous faut un outil. Ce sera
une assemblée citoyenne,
Assemblée Primaire
Nationale

L’Assemblée Primaire Nationale est
indépendante et politiquement neutre.
Elle permet à chacun d’entre nous de devenir acteur politique sans
avoir à adhérer à un parti.
L’Assemblée Primaire Nationale est ouverte à tous dans le
respect de la loi.
Les politiciens parlent de nous écouter, ils vont nous entendre
!

Le Socle Janvier 2007 page 2
APN http://www.lesocle.com
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