Menace d’être candidat, ,Divers écologiste
Site(s) internet :
http://www.pacte-ecologique-2007.org/nicolashulot/
index.php
http: //www.fondation-nicolas-hulot.org/actualite/edito.php
Bibliographie :
Ces enfants qui souffrent (P.A.C. ) ;
Tabarly, 45 ans de défis (P.A.C. ) ;
Chemins de traverse (Lattès) ;
Chasseurs de pôles (avec Jean-François Chaigneau) (Albin Michel ) ;
États d’âme (Lattès ) ;
Questions de nature (Plon ) ;
A mes risques et plaisirs (Plon ) ;
Pour que la Terre reste humaine, Robert Barbault, Dominique Bourg et Nicolas
Hulot interrogés par Jean-Louis Schlegel (Seuil ) ;
Combien de catastrophes avant d’agir ? Comité de veille écologique, (Seuil) ;
Le syndrome du Titanic (Calmann-Lévy ) ;
La Terre en partage - Eloge de la biodiversité (La Martinière) ;
Graines de possibles - Regards croisés sur l’écologie (Calmann-Lévy)
Extraits du pacte écologique :
LES 10 OBJECTIFS
Objectif 1 Économie :
vers une logique de durabilité
En bref : concevoir les produits industriels pour qu’ils durent, soient réparés
ou recyclés afin de réduire les flux de matières, de déchets
et d’énergie.
Objectif 2 Énergie :
organiser labaissede la consommation
En bref : lutter contre le réchauffement climatique en réduisant
massivement le recours au pétrole, au gaz et au charbon pour diviser
par quatre nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.
Objectif 3 Agriculture :
produire autrement
En bref : concilier la production agricole avec le respect de l’environnement,
le travail paysan, la qualité des produits et la santé.
Objectif 4 Territoire :
contenir l’extension périurbaine et relocaliser les activités
humaines
En bref : préserver l’espace rural et naturel, cesser de multiplier les
infrastructures et " d’artificialiser les surfaces, lutter contre l’étalement
urbain par le rapprochement des lieux de travail et d’habitation.
Objectif 5 Transports :
sortir du tout routier
En bref : réduire la demande en transports fortement consommateurs de
pétrole et grands émetteurs de gaz à effet de serre (camions,
automobiles et avions), augmenter l’offre en moyens de déplacement moins
gourmands et plus propres (trains, transports en commun, transport fluvial,
vélo).
Objectif 6 Fiscalité :
établir le véritable prix des services
rendus par la nature
En bref : faire apparaître le coût économique réel
des activités humaines, supprimer les subventions publiques entraînant
la dégradation de l’environnement, réorienter le budget en faveur
du développement durable.
Objectif 7 Biodiversité :
faire entrer la nature dans
l’aménagement du territoire
En bref : intégrer la préservation du patrimoine naturel dans
la stratégie globale de développement durable, avec la création
d’un réseau écologique national qui relierait entre eux tous les
espaces protégés et garantirait leurs fonctions écologiques.
Objectif 8 Santé :
prévenir avant de guérir
En bref : évaluer le poids des dégradations environnementales
dans le coût global des maladies, engager une politique de prévention,
en particulier en ce qui concerne l’alimentation, l’emploi des pesticides et
la dissémination des OGM.
Objectif 9 Recherche :
faire de l’environnement unmoteur
pour l’innovation
En bref : mettre la recherche en cohérence avec le projet d’une société
durable ; favoriser les liens entre les disciplines.
Objectif 10 Politique internationale :
prendre l’initiative
En bref : ériger en priorité diplomatique le défi écologique
et les menaces qui pèsent sur la sécurité mondiale.
5 PROPOSITIONS CONCRÈTES
Proposition N°1
UN VICE-PREMIERMINISTRE CHARGÉ DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
c’est-à-dire avec la responsabilité d’assurer cette dimension
dans tous les choix politiques. Numéro 2 du gouvernement, il élaborera
et veillera sur la feuille de route de chaque ministère dont l’action
concourt au développement durable.
Avec son administration dédiée, le vice-Premier ministre aura
des prérogatives clairement définies pour planifier, impulser
et coordonner une autre politique et proposer au gouvernement une vision à
long terme de la société :
o Il présidera le Comité interministériel du développement
durable qui se réunira trimestriellement.
o Il présentera annuellement la stratégie nationale de développement
durable et le bilan des actions devant le Parlement.
o Il soumettra à étude d’impact " Développement durable
tous les projets de loi.
o Il élaborera le calendrier à cinq ans des objectifs de l’action
gouvernementale dans ce domaine.
o Il pilotera de nouveaux indicateurs environnementaux.
o Il coordonnera les travaux des différents comités et instituts
de prospective : Centre d’analyse stratégique, Délégation
à l’aménagement du territoire...
o Il aura autorité sur les préfets afin de disposer d’une représentativité
locale et de moyens supplémentaires pour conduire son action.
Proposition N°2
INSTAURER UNE TAXE CARBONE EN CROISSANCE RÉGULIÈRE
Il faut diviser par quatre notre consommation de pétrole et de gaz
naturel en France.
Le système européen de quotas ne suffira pas à y parvenir
puisqu’il ne limite que les émissions des gros acteurs industriels et
énergétiques.
Les progrès technologiques ne suffiront pas non plus.
Aucune autre source d’énergie, aucune nouvelle technologie n’est capable
de se substituer en quantité aux hydrocarbures qui représentent
aujourd’hui plus des deux tiers de notre consommation d’énergie (85%
dans le monde).
Il est donc indispensable de mettre en place une taxe carbone qui permette de
provoquer volontairement une baisse de nos émissions de gaz carbonique
et de notre consommation d’énergie fossile avant que nous y soyons brutalement
contraints. Cette taxe, applicable au pétrole, au gaz et au charbon,
croîtrait de manière progressive, jusqu’à ce que la division
par quatre des émissions soit atteinte.
Elle serait accompagnée de mesures compensatoires pour les secteurs économiques
et les ménages les plus fragiles.
Proposition N°3
RÉORIENTER LES SUBVENTIONS AGRICOLES VERS UNE AGRICULTURE DE QUALITE
Les aides considérables - 9,5 milliards d’euros dans le budget européen
de la PAC et 2,5milliards d’euros dans le budget français - versées
aux agriculteurs ne parviennent ni à maintenir une activité suffisante
pour les ruraux, ni à fournir une alimentation de qualité. Elles
coûtent cher à l’Europe, à l’État et aux contribuables.
Elles placent les producteurs en position de dépendance. Elles contribuent
à conforter un type d’agriculture incompatible avec la protection de
l’environnement.
Nous proposons que les subventions agricoles soient progressivement transférées
vers l’agriculture de qualité
- biologique, labellisée, d’appellation d’origine contrôlée
- en lui ouvrant le marché de la restauration collective : cantines scolaires,
restaurants d’entreprises, d’universités, d’hôpitaux, de maisons
de retraite, associations caritatives..., soit 2,6 milliards de repas chaque
année et quelque 10 millions de repas par jours ouvrables.
Proposition N°4
SYSTÉMATISER LES PROCÉDURES DE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE
Nous proposons de recourir à des procédures de démocratie participative (panels de citoyens ou débat public ouvert à tous) en soumettant systématiquement en amont au débat public toutes les grandes décisions nationales en matière de développement durable afin d’éclairer les choix des élus et de responsabiliser la société.
Proposition N°5
METTRE EN PLACE UNE GRANDE POLITIQUE D’ÉDUCATION ET DE SENSIBILISATION
Incluant, outre l’éducation scolaire traditionnelle, l’information,
la communication, la formation et la sensibilisation.
Dans cet esprit, l’ensemble des programmes et activités scolaires, du
primaire à la terminale, ainsi que les cursus supérieurs, devront
être progressivement réformés afin qu’y soit intégré,
lorsque cela est pertinent, l’enseignement des connaissances de base en écologie
et en développement durable.
Parallèlement, une Grande école de l’écologie et du développement
durable sera mise en place afin de former, pour l’administration et pour les
entreprises, un corps d’agents spécialisés.