Pour ceux qui ne dépendent pas d’un parti, il existe un autre obstacle
qui est la publication de la liste des signatures.
La règle actuelle veut que pour chaque candidat, les signatures
soient publiées par tirage au sort, dans la limite des 500 nécessaires.
Si un élu donne sa signature à un petit candidat, cela se
saura forcément. Il devra alors s ’expliquer devant ses électeurs
pas forcément d ’accord avec son choix.
Un élu représente ses électeurs, est-il normal que
son choix ne les représente pas ?
De fait, guère plus de 20% des maires sont prêt à
parrainer un candidat.
20% de 40 000 élus cela fait 8 000 signatures potentielles, soit
de la place pour 16
candidats, autant qu ’en 2002. D’où les consignes des partis.
Le coût de recherche de signatures
Pour les petits candidats, il existe une autre barrière à
la collecte des 500 signatures qui est d’ordre financier.
Impression d’une plaquette, enveloppes, timbres, même en limitant
les dépenses à 1 euros par envoi, la facture se monte à
40 000 euros.
Dès lors, la recherche de signatures devient une pêche à
la signature.
Des règles alternatives
La proposition Hortefeu
L’UMP Brice Hortefeux propose de remplacer les parrainages des élus
par des parrainages citoyens : les candidats devraient réunir les
signatures de 200 000 personnes.
L’obstacle saute aux yeux : le candidat solitaire (ce qui est le cas de
la plupart) n’a aucune chance même en passant son temps à
argumenter sur les marchés.
Il existe bien la solution du site Internet, mais quand on voit les chiffres
affichés par les compteurs sur les sites des petits candidats à
la présidentielle,on se demande s’il ne vaut pas mieux faire du
porte à porte.
De fait, cette solution ne sortirait d ’affaire que les candidats investis
par un parti.
Le Pen n ’aurait plus de soucis.
L’obligation de signature
Une pétition circule actuellement qui vise à mettre en place
un système dans lequel une liste de tous les candidats serait envoyée
aux élus, qui devraient, anonymement, apporter leur soutien à
l ’un des candidats.
On imagine mal qu’une telle pétition puisse aboutir avec le risque
d’explosion du nombre de candidats qu’elle comporte.
Un système insatisfaisant
On voit bien que ce système n ’est pas satisfaisant, puisqu’il
faut changer la loi au gré du nombre de candidats présents
au premier tour, puisque les élus hésitent à jouer
le jeu et qu’il permet aux gros partis d’empêcher des candidats
de se présenter.
L’utilisation de l’Assemblée Primaire
Une Assemblée Primaire Nationale peut permettre la mise en place
d’un système plus juste et plus démocratique, comme dans
le cas de la proposition Hortefeu, le choix est fait par les citoyens,
mais il n’est plus nécessaire d’être investi par un Parti.
Un premier tour qualificatif ouvert à tous, est organisé
:
1 Le dépôt des candidatures se fait à l’Assemblée
Primaire Nationale.
2 Chaque candidat y dispose d’un espace d’expression et de dialogue.
3 Chaque citoyen peut alors donner sa signature à un candidat de
son choix.
4 Les huit ou dix candidats ayant obtenu le plus de signatures accèdent
alors au premier tour de l’élection présidentielle.
5 Quel que soit le score final de ces candidats, leur dépenses
de campagne sont prises en charge par l’Etat dans la limite de la loi.
Gabriel
|